C'était il y a longtemps, très longtemps, mais pouvais je oublier un tel moment?

J'étais partie en sortie pour cueillir des goyavier dans les hauteurs de mon île. J'étais sans question, vide, mais ouverte à ce qui pouvait se passer autour de moi.

C'est la première fois où j'ai entendu clairement et distinctement le discours de la "nature", des paroles, des préceptes que j'ai écouté, fasciné par la véracité de ce qui était dit, mais surtout par la clarté de ce que je comprenais en moi.

Une phrase, une seule et j'avais l'impression que c'est tout un livre qui s'infiltrait en mon être. Tout retranscrire vu le temps passé, me semble impossible mais j'aimerai partager ici ce qui m'a le plus marqué.

Donc j'ai appris lors de cette balade qui a duré quelques heures les choses suivantes:

- Chaque arbre avait sa place, qu'il soit petit, grand, fourni, avec ou sans feuille, portant ou non des fruits. Chacun avançait tout simplement à son rythme en fonction de l'environnement et du positionnement de chacun

- Pour toutes ces raisons, pas tous ne donnaient la même quantité de fruits, certains même n'en aurait peut être jamais, mais la nature faisait qu'il avait sa propre place

- Un très beau proverbe aussi me fut rappelé: jamais une branche ne porte plus de fruits qu'elle ne peut en porter

- La cuillette des fruits lorsque ceux-ci sont matures apportent de la joie au récolteur, mais il arrive que certains fruits ne soient jamais récoltés. Pour autant cela n'est pas une fin en soi, le fruit continuera son cycle, pourrira peut être, mais retournera en terre jusqu'à la prochaine floraison.

 

Je continuerai au fur et à mesure tout condenser prend malgré tout du temps, et n'aimant pas les textes qui font 10 km de long j'évite d'en faire.

Tendresse

Yesaelle